Nulle explosion faramineuse ou surenchère d'effets pyrotechniques en guise d'ouverture de ce troisième volet. Le film débute sur les états d'âme et questionnements du milliardaire à l'ego surdimensionné.
D'emblée, le ton est donné, enjoué, roublard, d'emblée, Shane Black annonce qu'il va envoyer valser les conventions des blockbusters Marvel. Pour preuve, Tony Stark se bat peu et n'enfile que très rarement son armure d'Iron Man.
L'armure, voilà d'ailleurs le coeur d'un récit sur l'identité. Qui se cache réellement derrière? Est-ce elle qui métamorphose son proprio ou bien l'inverse? L'armure, le superhéros en a concocté toute une rutilante collec et les géniales scènes où il les expérimente fleure bon l'humour moqueur.
Le panache du toujours royal Bob Downey Jr. s'accompagne cette fois d'une autodérision archi jouissive. Plus provoc que jamais, Tony Stark engendre la colère d'un scientifique fou furieux qui vient pulvériser son repère cossu en bord de mer. Le duel entre l'industriel mégalo et son ennemi encore plus mégalo offre son lot de gags (l'euphorie du fan tatoué), de twist (l'incroyable révélation sur le Mandarin, un néo Ben Laden) et d'action en tout genre.
Un feu d'artifice hallucinant d'inventivité, boosté par une 3D bien fichue, clôt ce spectacle d'enfer. Le plus étonnant de la saga. Sans doute aussi le meilleur.
