Le premier smartphone 100% made in Google, dévoilé mardi par l'entreprise, n'est pour l'instant pas disponible en France. Les précommandes du Pixel sont dans un premier temps réservées aux États-Unis, à l'Australie, au Royaume-Uni, au Canada, à l'Allemagne et à l'Inde, où il sera lancé le 20 octobre. Aucune date n'a été communiquée pour l'Hexagone.
Pour la distribution, Google a mis en place des exclusivités, par exemple chez Verizon aux Etats-Unis, et Deutsche Telekom en Allemagne. Mais au Canada, il sera disponible chez Rogers, Telus, Bell, Fido et Koodo. Si exclusivité il y a, il pourrait donc en France revenir à Orange, le plus gros opérateur mobile, à l'image de Verizon et Deutsche Telekom. Mais aucun opérateur français n'a communiqué pour le moment sur le sujet.
Le Pixel pourrait également être distribué dans des chaînes de magasins, puisqu'aux Etats-Unis par exemple, il sera vendu chez Best Buy.
Dans la logistique et le commercial, Google part de zéro
La distribution est un champ de compétences que Google ne possède pas encore, le Pixel étant le premier smartphone pour lequel il maîtrise la chaîne de valeur de bout en bout, depuis la conception jusqu'à la commercialisation. Pour les smartphones Nexus, il pouvait compter sur ses partenaires, comme HTC.
Il s'agit d'une faiblesse si on le compare à Apple, son réseau de plus de 650 Apple Stores, et ses relations bien installées avec les opérateurs mobiles, auxquels il impose ses conditions comme personne. Heureusement pour Google, le responsable de sa division smartphone est l'ancien PDG de Motorola Mobility, Rick Osterloh.
Que les fans de Google se rassurent au moins sur une chose, le Pixel est compatible avec les bandes de fréquences françaises, il n'y a donc aucun obstacle matériel à son arrivée en France.