Fort de 1013 tweets et de 38 384 followers, Bernard Pivot est venu grossir le rang des twittos les plus chevronnés. Il a donc passé le palier du millième tweet, un événement pour ce nouveau venu qui n'hésite pas à faire des vers ou de la prose sur le sujet. Ce mercredi matin, il écrivait:

1. Ils sont notre mémoire quotidienne

"Les tweets seront des marqueurs de nos existences. Des chiffres de référence. Des balises, des repères pour nos souvenirs."

"On trouvera dans les journaux intimes les tweets envoyés tel jour, à telle occasion, pour exprimer tel sentiment. Un tweet ne meurt jamais."

2. Ils passeront à la postérité

"Paraîtra un livre réunissant les premiers tweets les plus remarquables. Et un livre sur les derniers tweets avant de rendre l'âme."

"On dira de celui-ci: il est mort en laissant une femme, trois enfants, cinq petits-enfants, huit romans et 32 443 tweets."

"On dira de celle-là: elle s'est mariée le jour de son 445e tweet, a eu son premier enfant au 1125e, le second au 4444e, son divorce au 12950e."

Pour Bernard Pivot, "Tweeter, c'est revenir au journalisme". Il a développé sur France Info, expliquant qu'il considère Twitter comme une "école de la concision" permettant d'aller rapidement à l'essentiel en raison du nombre de signes resserré.