Stéphane Guillon n'est pas le premier fan de Vincent Bolloré. Sur Twitter, le 8 octobre, l'humoriste avait raillé la décision d'iTélé d'embaucher Jean-Marc Morandini malgré les deux enquêtes qui visent l'animateur.
"Si Zemmour se fait virer de RTL, Bolloré peut, peut-être, le récupérer? En duo avec Morandini sur i-Télé, le 19 octobre prochain? La classe", écrivait-il.
Stéphane Guillon "extrêmement triste"
Sur le plateau de C à vous, lundi, et interrogé sur ce tweet, Stéphane Guillon assume. "Personnellement j'ai une liberté totale, indique-t-il. Mais est-ce que je suis triste de ce qu'est devenue Canal+? Oui, extrêmement triste".
L'humoriste raconte (à 11 minutes dans la vidéo ci-dessus) à quel point il doit "tout" à Canal+: "Le fait d'avoir rempli mes salles, j'ai rencontré ma femme à Canal..."
Et en tant que spectateur de la chaîne, il ne s'y retrouve pas. "Ce n'est pas parce que vous achetez quelque chose que vous avez le droit de faire n'importe quoi". "Si j'achète un appartement haussmannien, je ne vais pas tout foutre par terre, tout casser, estime-t-il. Je pense que vous êtes redevable de l'histoire d'une chaîne. Si vous arrivez à France Inter, vous n'engagez pas Cauet et vous ne demandez pas aux chroniqueurs de se mettre une plume dans le cul, vous comprenez ce que je veux dire? Il y a une histoire, une culture", déplore Stéphane Guillon, "désolé" de la nouvelle stratégie du groupe.
"Cela n'aurait pas été grave si Bolloré avait acheté TF1", plaisante-t-il, avant d'essayer d'assurer ses arrières. "Si je suis viré demain à cause de tout ce que je vous ai dit là, ce serait bien d'avoir une petite place."
Pas la première attaque du genre
En avril dernier, l'humoriste s'imaginait déjà Hanouna directeur de la Fnac, dont Bolloré a acquis 15% des parts (à 6min30 dans la vidéo).
Il faut croire que Vincent Bolloré sait se montrer magnanime.
