Roger Saadoun, gérant de Hôte tenue, confection" Depuis quelque temps, notre chiffre d'affaires déclinait, déclare Roger Saadoun, gérant de Hôte tenue, une SARL spécialisée dans la fabrication d'uniformes d'hôtesses. Je tenais à savoir pourquoi. J'ai fait appel à trois étudiants d'HEC, via la junior entreprise. Trois semaines après le premier rendez-vous, ils me remettaient un cahier des charges budgétisé et un échéancier. Ils se sont alors documentés sur mon secteur d'activités. Ils ont cherché à savoir où se situaient la concurrence mais aussi la clientèle, puis ils ont lancé une étude de satisfaction auprès des clients ? conservés et perdus. " Le bilan ? " Très positif, répond Roger Saadoun. Mes étudiants ont fait preuve d'une rigueur et d'une motivation que je ne soupçonnais pas. L'étude m'a permis de repérer mes points faibles en termes d'image de produit et d'organisation et de lancer des actions concrètes d'amélioration. Elle s'est par ailleurs réalisée dans des délais très courts (trois mois et demi), ce qui est très important. " Son coût ? " 4570 euros, soit deux à trois fois moins cher qu'un devis d'une société de conseil? "" Des stagiaires en BTS ont mené l'enquête de marché "Joëlle Penin Dos, gérante d'Arts défis, création d'événements" Je désirais créer des produits autour de l'euro. L'opinion du public sur la nouvelle monnaie m'intéressait ", explique Joëlle Penin Dos, gérante d'Arts défis (à Paris), une entreprise de création d'événements qui travaille en liaison avec des artistes. Joëlle Penin Dos fait réaliser une étude de marché par un groupe de jeunes stagiaires issus du BTS d'action commerciale du lycée Honoré-de-Balzac, à Paris. " J'ai demandé à Claire Menjaud, une étudiante, de constituer l'équipe (ils seront douze au total) pour mener l'enquête : de la formulation du questionnaire jusqu'à son traitement statistique. L'étude m'a montré que mon projet était tout simplement prématuré. L'impact de l'euro sur une clientèle potentielle est encore très faible. Je sais gré aux étudiants du lycée Balzac de me l'avoir fait découvrir ! "" J'ai fait évoluer le concept "Isabelle Zemling, société ParaffineSon idée de produit est venue du froid : lors d'un voyage au Danemark, Isabelle Zemling remarque que les bougies se vendent là-bas dans des magasins spécialisés. Les Français, moins habitués à ce produit, ont besoin d'être convaincus. Elle lance donc une étude de marché pour y voir plus clair. " J'ai recueilli des chiffres sur les quantités de cire à bougie fabriquées en France. A l'Insee, j'ai décrypté les caractéristiques de la consommation de paraffine, et j'ai pu ainsi calculer un chiffre d'affaires potentiel sur Nantes, non sans être allée chez mes concurrents mesurer la longueur des rayons de bougies. Puis j'ai délivré un questionnaire dans la rue, avec l'assistance d'étudiants rémunérés. Conclusion : près de 80 % des achats seraient liés à un projet de cadeau. J'ai compris que la bougie cadeau marcherait mieux que la bougie utile. Si c'est ce que veut la clientèle? "