Un sale quart d'heure. Voilà ce qu'a passé Mark Zuckerberg ce jeudi 23 octobre, face aux membres du Congrès américain. Pourtant, la première phrase prononcée par la démocrate Alexandria Ocasio-Cortez aurait (presque) pu induire en erreur. "C'est bon de vous voir, Monsieur Zuckerberg", a-t-elle lâché dans un sourire ironique. Avant de poursuivre : "Je pense que vous, plus que n'importe qui, approuvez le fait qu'on puisse se baser sur le passé d'une personne pour prendre des décisions concernant son futur."

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Pour la députée de New-York, le sujet n'était donc pas forcément Libra, la cryptomonnaie, mais Cambridge Analytica, l'entreprise britannique qui a analysé les données de dizaines de millions d'utilisateurs américains du réseau. Des données utilisées par Donald Trump lors de sa campagne présidentielle en 2016. "Quand avez-vous été personnellement mis au courant de ce que faisais Cambridge Analytica ?", interroge la représentante en préambule. Elle a ensuite déroulé une liste de questions dans un ordre réfléchi, sur un ton ferme et assuré.

Visiblement déstabilisé, le milliardaire de 35 ans a bégayé, répondu par des imprécisions, voire même avoué qu'il "ne savait pas". "Vous ne savez pas que c'est le plus gros scandale de données qui a touché votre entreprise et qui a eu un impact catastrophique sur l'élection présidentielle de 2016 ? Vous ne savez pas?", lui rétorque Alexandria Ocasio-Cortez.