En visite dans une usine Renault près de Maubeuge, Emmanuel Macron a dénoncé ce jeudi la "boîte à folie" des polémiques inutiles" après la controverse sur le maréchal Pétain, pour lequel il n'a, selon lui, "jamais été question d'avoir une célébration individuelle".

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Poursuivant dans le Nord son périple de commémoration de la guerre de 14-18, le chef de l'Etat a par ailleurs défendu avec force sa politique économique face à un ouvrier syndicaliste protestataire, hué par ses collègues, qui lui criait: "vous n'êtes pas le bienvenu".

"Pas de célébration individuelle"

Pour le 5e jour de son "itinérance" devenue chaotique, le président de la République a très vite été rattrapé par la polémique sur la figure du maréchal Pétain, après avoir jugé "légitime" de l'inclure dans un hommage samedi aux Invalides aux chefs militaires de la Grande guerre.

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Ces propos avaient déclenché l'indignation de l'opposition, à gauche essentiellement, et des instances représentatives juives. Le Grand Orient de France, principale obédience maçonnique française, a qualifié jeudi d'"inacceptable" tout hommage rendu au maréchal Pétain.

Alors que l'Elysée a tenté toute la journée de mercredi d'apaiser la polémique en soulignant que le chef d'état-major irait samedi "fleurir la tombe des cinq maréchaux qui sont aux Invalides où il n'y a pas Pétain", le président a insisté jeudi qu'il "n'a jamais été question d'avoir une célébration individuelle" pour l'ancien chef du régime collaborationniste de Vichy.

"On n'efface pas l'histoire"

"Il y a un maréchal Pétain qui a été un des acteurs et des grands soldats de 14-18, et ça vous ne pouvez pas l'effacer, et donc j'ai simplement dit: on n'efface pas l'histoire, on n'est pas les procureurs de l'histoire", a souligné le chef de l'Etat, estimant que la France avait "besoin, je le dis très franchement, d'autres polémiques et d'autres discussions que celle-ci".