La lutte contre la maladie d'Alzheimer pourrait connaître de nouvelles avancées. Une équipe de scientifiques allemands a mis au point une nouvelle méthode pour détecter plus tôt la maladie, rapportent BFMTV et Franceinfo. Cette démarche, présentée dans une récente publication de la revue Nature, permettrait de commencer plus rapidement le traitement contre cette maladie dégénérative du cerveau.

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Les scientifiques se sont intéressés à une protéine appelée NFL [neurofilament à chaîne légère]. On la trouve notamment dans les neurones. L'équipe allemande a découvert une augmentation des neurofilaments dans le sang des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs se sont penchés sur le cas de 243 personnes porteuses d'une mutation génétique responsable de la maladie d'Alzheimer et de 162 personnes non porteuses de cette mutation.

16 ans avant les premiers symptômes

Le résultat : "la quantité de protéines augmente chez les sujets porteurs de mutations" et la différence par rapport aux autres personnes "est détectable, même 16 ans avant le début des premiers symptômes", précise Franceinfo. Les chercheurs estiment donc qu'un test sanguin mesurant le nombre de NFL permettrait une détection bien en amont de la maladie.

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"Nous savons que la maladie apparaît dix à vingt ans avant que les symptômes apparaissent", explique le professeur Mathias Jucker, l'un des auteurs de l'étude, cité par BFMTV. "Nous savons aussi que le traitement doit démarrer 10 ans avant l'apparition des symptômes, ou même encore avant si nous voulons, qu'il soit vraiment efficace." Cependant, cette méthode a une limite : elle concernerait essentiellement les cas d'Alzheimer précoce et pas héréditaire, la forme plus répandue de la maladie.