La fenêtre de calendrier permettant d'apposer sa signature à la proposition de référendum d'initiative partagée sur la privatisation du groupe Aéroports de Paris va se refermer jeudi 12 mars, après neuf mois de campagne. Le texte n'ayant recueilli qu'un peu plus d'un million de soutiens, sur les 4,7 millions nécessaires, le gouvernement sera en capacité d'entamer le processus de cession de l'entreprise, dont l'Etat est actionnaire principal à 50,63%.

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Mais selon les informations de Marianne, l'exécutif ne le fera pas, ou en tout cas pas tout de suite, pour cause de crise du coronavirus, qui pèse notamment sur les marchés financiers. Le gouvernement craindrait une vente au rabais dans un tel contexte, assure l'hebdomadaire. Une information confirmée ce mercredi, à l'issue du Conseil des ministes, par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, selon qui la privatisation "ne saurait se poser dans l'immédiat compte-tenu des conditions" actuelle du marché dues à la crise du coronavirus.

"Personne ne comprendrait que Bruno Le Maire se lance aujourd'hui dans la privatisation d'ADP, en pleine crise du coronavirus", a précisé à France Info le ministère de l'Economie, qui annonce "un report conjoncturel". Ce qui ne veut pas dire que le projet est enterré.