Celui "qui a fait quelque chose doit payer". Le père de Salah Abdeslam, manifestement ému, s'est exprimé au micro d'Europe 1, ce dimanche à propos de son fils, suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris. "J'espère que tout le monde va parler", "Il va être jugé", "c'est la justice".
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"Je sais pas comment les enfants sont rentrés (...) dans les magouilles comme ça, vraiment je ne comprends pas ce qui se passe dans leur tête", a ajouté cet homme de 67 ans interviewé à la sortie de la prison de Bruges, en Belgique, où son fils est incarcéré.
"Moi je suis ici depuis 40 ans en Belgique, on était là, on était heureux, on était bien on sortait, on rigolait, maintenant on peut même pas sortir de chez nous", a-t-il déclaré. Accablé, le père de Salah Abdeslam ne sort quasiment plus de sa maison située sur la place communale de Molenbeek où a grandi Salah Abdeslam avec sa soeur et ses trois frères. Malade, il y passe l'essentiel de ses journées.
Salah Abdeslam doit être remis à la France, mais la justice belge souhaite l'entendre au moins dans l'enquête sur une fusillade survenue à Bruxelles trois jours avant son arrestation.
En près de cinq mois, l'enquête a révélé les liens entre les attentats du 13 novembre à Paris et ceux de Bruxelles. Ils ont notamment révélé les liens entre Salah Abdeslam et de Mohamed Abrini, arrêté vendredi: ami d'enfance des frères Brahim et Salah Abdeslam à Molenbeek, Abrini a été filmé en compagnie de ce dernier dans une station-service de l'Oise dans la voiture qui a servi à convoyer les kamikazes au Stade de France deux jours plus tard.
