Bernard Laporte aurait mieux fait de ne pas faire appel. L'entraîneur de Bernard Laporte a été alourdie par la Commission d'appel de la Fédération française de rugby (FFR). Condamné à 13 semaines de suspension en première instance, l'ancien secrétaire d'État a finalement écopé de 16 semaines, soit jusqu'à la fin de la saison.
Bernard Laporte avait qualifié l'arbitre Laurent Cardona de "nul, d'"incompétent" et de "pipe" qui "vole à chaque fois" son équipe, après la défaite de Toulon (22-21) à domicile face à Grenoble en Top 14 le 4 janvier. L'ancien entraîneur du XV de France est donc interdit "d'accès au terrain, aux vestiaires des arbitres et joueurs et aux couloirs menant à ceux-ci durant trois semaines supplémentaires soit jusqu'au 3 juin 2014", affirme le RCT dans un communiqué.
"Outre cette extension de peine, le manager toulonnais ne 'pourra pas entrer ou tenter d'entrer en communication de quelque manière que ce soit avec les officiels ou avec les joueurs ou l'encadrement sportif de la SASP RCT' durant les rencontres", ajoute le club varois, sans indiquer s'il déposera un recours devant le Conseil national olympique et sportif français (CNOSF). Il terminera donc sa saison dans les tribunes et aura toujours la possibilité d'utiliser un système vidéo pour coacher ses troupes durant les mi-temps, explique L'Equipe.
Deuxième condamnation après des propos contre un arbitre
Bernard Laporte avait déjà été interdit de banc et de vestiaire 60 jours en 2012 pour des propos injurieux envers l'arbitre Romain Poite, quelques mois après la suspension de son président Mourad Boudjellal pour 130 jours pour avoir affirmé avoir subi "une sodomie arbitrale" lors d'un match de Top 14.
S'il n'avait pas fait appel, Bernard Laporte aurait pu retrouver son équipe (RC Toulon) en cas de qualification pour les demi-finales (16-17 mai) et finale du Top 14 (31 mai) ou la finale de la Coupe d'Europe (24 mai).
