Une Coupe du monde record en termes d'engouement. De la surprise Japon à l'humiliation anglaise en passant par la claque reçue par le XV de France, cette édition du Mondial 2015 va marquer l'histoire de ce sport. Surtout, elle récompense une équipe qui prône avant tout un rugby offensif. Et consacre une philosophie: du jeu, du jeu et encore du jeu! Retour en images sur les temps forts de la Coupe du monde 2015.

Des supporters anglais avant le match d'ouverture du Mondial de rugby contre les Fidji, le 18 septembre 2015 à Twickenham

Des supporters anglais avant le match d'ouverture du Mondial de rugby contre les Fidji, le 18 septembre 2015 à Twickenham

© / afp.com/Leon Neal

Le Japon fait tomber les Boks

Quoi de mieux qu'une belle surprise pour commencer le tournoi? Après un match fou-fou-fou, les Japonais réalisent l'exploit de faire tomber les Springboks dans les arrêts de jeu (34-32) de la partie. Les doubles champions du monde prennent la claque de leur vie.

Le Pays de Galles surclasse l'Angleterre

Rien ne sert de courir, encore faut-il tenir. Dans leur temple de Twickenham, les Anglais ont dominé presque tout le match contre les Gallois. Mais à l'heure de jeu, ce sont les Diables Rouges qui ont inversé la vapeur arrachant dans les dernières minutes un succès héroïque (25-28). Au prix d'une action de grande classe de Lloyd Williams et Gareth Davies!

Chris Robshaw et les siens sombrent face à l'Austalie

Le capitaine de l'Angleterre Chris Robshaw (c) parle avec l'arbitre lors du match du Mondial contre l'Australie, le 3 octobre 2015 à Twickenham

Le capitaine de l'Angleterre Chris Robshaw (c) parle avec l'arbitre lors du match du Mondial contre l'Australie, le 3 octobre 2015 à Twickenham

© / afp.com/MARTIN BUREAU

Une semaine plus tard, bis repetita pour le XV de la Rose. Les partenaires de Chris Robshaw ont sombré face aux Australiens (13-33), sous les yeux médusés de leurs supporters. L'Angleterre n'aura jamais été en position de l'emporter. L'ouvreur Aussie, Bernard Foley (n°10), réalise un match de grande classe.

Lancaster seul contre tous

Après la défaite contre l'Australie, le coach Anglais Stuart Lancaster se retrouve seul au monde. Son équipe est la première nation organisatrice a être sortie dès la phase de poule d'une coupe du monde. Le rugby anglais est en crise!

Habana égale Lomu

Et un, et deux... et 15 essais. L'ailier de Toulon Bryan Habana a profité de la promenade des Boks face aux Etats-Unis (64-0) le 7 octobre pour passer trois fois la ligne américaine, entre les 42e et 61e minutes. Avec 15 essais inscrits, il est à égalité avec le "grand Jonah" Lomu pour le titre de meilleur marqueur en Coupe du monde.

La France et la montagne irlandaise

C'était LE rendez-vous de Philippe Saint-André. Ce dernier match de poule face à l'Irlande devait servir de révélateur aux Bleus. Et ce fut le cas. Dominé pendant toute la seconder période, le XV de France s'incline lourdement prenant la marée verte dans les 10 dernières minutes (24-9). Dans un Millenium Stadium ultra bruyant, les partenaires du 2e ligne Devin Toner ont étouffé les Bleus.

Les Bleus dans le noir

Une semaine plus tard, il n'y a pas eu d'exploit pour le XV de France. Les Bleus ont explosé (62-13) sous les coups de génie de Carter (raffut sur Papé) ou Savea auteur d'un essai à la Lomu. Les Blacks infligent la plus grosse fessée de l'histoire de l'équipe de France en Coupe du monde.

Les Ecossais douchés par Craig Joubert

L'arbitre Craig Joubert accorde une pénalité à l'Australie à la fin du match contre l'Ecosse, le 18 octobre 2015 à Twickenham

L'arbitre Craig Joubert accorde une pénalité à l'Australie à la fin du match contre l'Ecosse, le 18 octobre 2015 à Twickenham

© / afp.com/ADRIAN DENNIS

Injuste! L'arbitre sud-africain Craig Joubert s'est trompé et n'aurait pas dû accorder une pénalité qui a permis à l'Australie de s'imposer sur le fil face à l'Ecosse (35-34) en quart de finale de la Coupe du monde. Une décision qui poussera même World Rugby a reconnaître une erreur de l'arbitre. Rarissime!

La fin du rêve argentin

Les Pumas argentins, pleins de bonnes intentions, ont payé cher leur soif de jeu tous azimuts, punis par l'Australie, hyper-réaliste et victorieuse (29-15) en demi-finale de la Coupe du monde. Fin de parcours pour l'équipe d'Argentine qui aura rêvé jusqu'au bout à la finale.

Une finale inédite entre champions

Une finale de rêve entre les deux meilleurs équipes de l'année, deux voisins, deux rivaux historique du rugby. D'un côté la Nouvelle-Zélande, tenante du titre qui mérite largement sa place grâce à des joueurs au dessus du lot comme Carter ou Savea.

De l'autre, l'Australie en pleine reconstruction, qui a filé les clefs du camion à Michael Cheika. Les "Aussies" jouent à fond la carte de l'esprit de groupe avec un jeu de 3/4 tout feu tout flamme, emmené par l'ouvreur Bernard Foley. Et surtout un duo en or, Davod Pocock - Michael Hooper qui permet aux Wallabies d'avoir une chance au placage et une autre au grattage!