Quelle est la question que l'on vous a le plus souvent posée?

Si je me prenais pour Serge Gainsbourg. On me l'a demandé mille fois. Et la réponse a toujours été: "Non, il n'y n'aura jamais un deuxième Gainsbourg!" Cette comparaison me met mal à l'aise et je trouve cruel de poser ce genre de questions à un chanteur.

Une proposition inavouable d'un fan...

De m'épouser. Mais, j'ai mieux: une dame de 75 ans voulait à tous prix m'adopter.

Aviez-vous des posters dans votre chambre d'adolescent?

J'en avais un de Marilyn Monroe, un des Beatles, et un de l'album Meat is Murder des Smiths, où l'on ne voit pas leur visage. C'était dans un appartement où j'habitais seul. Je suis parti de chez moi à 15 ans.

Qu'y a-t-il en vous de Johnny?

Il fait partie de ces musiciens-acteurs qui avancent avec fougue, qui livrent une sorte de combat, une entreprise personnelle assez violente -on voyage beaucoup, on vit beaucoup dans la solitude. Je ne connais pas Johnny, mais comme lui, j'aime être très occupé, avoir des perspectives. Le vide professionnel, artistique, m'angoisse.

Une chanson d'amour est-elle forcément triste?

On peut faire une chanson positive sur une histoire d'amour qui dure toute la vie, mais quand on est rongé par le sentiment amoureux, quand l'amour se meurt, on ne peut que faire une chanson nostalgique, forcément triste.

Et la question complémentaire. Faites un voeu. Une chanteuse vous chante une berceuse aux pieds de votre lit. C'est...

Lauren Hill. Je l'aime. C'est ma chanteuse préférée avec Amy Winehouse, qui me bouleversait.